CLOVIS CLERVAL ET LA TASSE DE SALOMON


  • Durée de la chasse : 4 mois
  • Le trésor fut découvert le 1er juillet 2008 à 6m50 au sud de la rose des vents de l'étang de Gruelleau, près de Treffieux en Loire-Atlantique
  • Les vainqueurs ont ainsi remporté 1000 € !
  • Format de la chasse : Internet
  • Ci-contre les photos du lieu final et de la découverte du trésor
  • Ci-dessous le texte d'introduction et les solutions des énigmes





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    TEXTE D'INTRODUCTION

    L’émotion passée, je réalisai qu’aucun message n’accompagnait la fabuleuse Licorne d’or. Bien que l’homme du Cercle ait pris soin de rédiger de nombreux textes pour me guider jusqu’à ce lieu, le coffret ne semblait contenir rien d’autre que cette sixième Licorne, reposant sur son lit de feutrine violacée.

    Après quelques minutes d’hésitation, je décidai de soulever délicatement l’étoffe.

    Une incroyable fébrilité me submergea alors, avec l’apparition d’un manuscrit rédigé sans nul doute par la même main ! En le lisant, je ne pris pas immédiatement la mesure de la situation : cette quête qui s’achevait n’était finalement que le début d’une autre aventure, encore plus passionnante ! Il me fallait toutefois goûter à quelques jours de repos bien mérités, après avoir remis la Licorne aux officiels toujours aussi étonnés par mes trouvailles. Bien sûr, les nuits qui suivirent furent envahies par les incroyables détails qui m’avaient été donnés, et que je ressassais jusqu’à épuisement : la clé d’un trésor de trois mille ans était cette fois à ma portée !

    Je relativisai cependant ces pensées, en me remémorant les écueils qu’il m’avait fallu franchir au fil des énigmes que l’homme du Cercle avait précédemment élaborées. Rapidement, mes recherches sur la confrérie du Cercle m’avaient entraîné de façon certaine sur la piste des Templiers, des flibustiers et de plusieurs œuvres des siècles passés. Mais, à aucun moment, je ne pus trouver la moindre explication sur l’origine de la fortune du Cercle.

    Les précisions fournies par ce nouveau manuscrit m’orientaient inévitablement vers l’histoire du roi Salomon qui, à Jérusalem il y a près de 3000 ans, fit construire un temple doté de chambres secrètes réservées aux biens les plus précieux accumulés pendant son règne. Il était le seul à connaître le bon usage des passages dérobés permettant d’y accéder, en évitant les multiples pièges mortels qui, sans pour autant les décourager, avaient eu raison de dizaines de pillards. Après trois décennies de règne, Salomon décida non pas d’initier un de ses fidèles aux secrets de son temple, mais de faire façonner un objet sur lequel serait inscrit un plan codé. Et dans sa volonté de ne rien dévoiler à qui ne le mériterait pas, il s’attacha à ce que seul l’érudit puisse comprendre chaque indication y figurant. En raison de sa forme circulaire, cette clé fut nommée la tasse de Salomon. D’un diamètre d’une trentaine de centimètres, le roi y était représenté en son centre, tenant son épée face à lui et placé dans un décor suggérant l’ampleur de ses richesses. Le reste de la tasse était constitué de dizaines de pierres inestimables sur lesquelles des symboles étaient gravés, le socle comportant une série de messages obscurs. Des fidèles accoururent dès la mort du souverain pour tenter de comprendre cette clé, gardée jour et nuit mais accessible à tous comme Salomon l’avait consigné. Nul ne réussit toutefois et, pendant des siècles, beaucoup laissèrent leur vie après avoir pénétré dans le couloir sombre du temple marquant l’entrée du labyrinthe.

    Lors de sa conquête de Jérusalem plus de 1500 ans après le règne de Salomon, l’empereur sassanide Khosro II dépêcha des centaines de sujets afin de retrouver la tasse dont la légende, qui vivait encore malgré l’antique destruction du temple, précisait qu’elle fut récupérée par son dernier garde puis transmise de génération en génération. Et effectivement elle comptait au nombre des prises de guerre, dans une splendeur en rien altérée qui détermina l’empereur à nommer ses meilleurs savants à son étude. Plusieurs années leur furent nécessaires pour déjouer le mystère à partir des seules ruines du temple, et trouver finalement, au prix de nombreuses pertes, l’accès tant recherché. Auréolé de cette gloire et de la richesse infinie devenue sienne, Khosro II put engager de nouvelles conquêtes et étendre son empire jusqu’en Egypte. Afin de marquer les peuples à présent sous son autorité, une partie du trésor resta confinée dans les lieux protégés du temple, et il fit établir une nouvelle monnaie à son effigie, dans la posture du roi Salomon.

    Lorsqu’il décida de s’allier au peuple Avar afin de s’emparer de Byzance, Khosro II fit établir pour Baïan, le chef des Avars, une copie en or, grenat et cristal de roche de la tasse de Salomon en guise de présent scellant leur fidélité réciproque. Dépourvue des inscriptions premières, cette deuxième tasse comportait elle aussi en son pied une série d’indications absconses, permettant cette fois de localiser l’emplacement de la tasse originelle. Inconscient de la valeur de cet objet, Baïan se contenta de l’intégrer au considérable trésor Avar dont une large partie, malgré le déclin progressif de ce peuple, fut préservée pendant des décennies.

    A la fin du VIIIème siècle, Charlemagne, informé de l’ampleur de leurs biens et aidé par son fils Pépin d’Italie, décida d’aller combattre les Avars sous prétexte de paganisme, et emporta la bataille en quatre ans. Dans la multitude de joyaux rapportés dans son royaume occidental figurait la tasse de Khosro II, que Charlemagne remit à l’abbaye royale de Saint-Denis où elle fut consignée par les moines du scriptorium.

    C’est cette tasse qui nous est parvenue, et qui aujourd’hui est visible en musée.

    Deux cents ans après cet épisode, le roi Robert II, afin d’étendre son influence, nomma un collège de conseillers dont la mission était d’identifier les moyens permettant de rendre possible l’annexion capitale du duché de Bourgogne. Parmi eux, un moine de l’abbaye de Saint-Denis rassembla rapidement autour de lui les stratèges persuadés de devoir identifier en premier lieu de nouvelles sources de financement, la fortune royale dépérissant du fait d’incessantes luttes internes. Ainsi naquit le Cercle.

    Le trésor de Saint-Denis, inaliénable à cette époque, fit de ce fait l’objet d’études historiques et savantes, grâce aux centaines de manuscrits rédigés au fil des dons royaux. Le document qui évoquait la tasse de Khosro II attira toutes les attentions du Cercle. Après plusieurs semaines de labeur, aucun doute ne pouvait subsister ni sur ce que représentait réellement cette tasse, une clé vers la tasse de Salomon, ni sur sa localisation, dans une salle souterraine du temple de Salomon. La difficulté de traduction des marques en pehlevi avait fait l’objet de tant de débats ! Mais toutes les pistes concordaient désormais, et le long voyage fut entrepris.

    Ce périple incertain était évidemment jonché de nombreux dangers, Jérusalem étant alors une ville sainte de l’islam. Ceci ne découragea pas les dix hommes du Cercle, forts de leurs connaissances culturelles et linguistiques. Les séries de mesure données par la tasse de Khosro II purent en effet être appliquées en utilisant les lignes de pierre encore visibles au sol et, surs de leurs calculs, les hommes du Cercle décidèrent de creuser au point précis devant donner l’accès à la galerie formant la route vers la tasse de Salomon. Après plusieurs jours, leurs efforts furent enfin récompensés : au bout du passage dégagé, la tasse de Salomon reposait au centre d’une pièce majestueuse, posée sur une table faite de marbre sculpté !

    Cette tasse, fidèle à ce qu’ils avaient imaginé, était bien le modèle de la tasse de Khosro II. Une fois le calme revenu, tous comprirent rapidement que leur devoir était désormais de comprendre les symboles à l’aide des messages du socle rédigés en écriture hébraïque. Pendant les semaines qui suivirent, leurs déductions furent mises à rude épreuve car toute approximation devait être proscrite : les deux premiers d’entre eux à s’être aventurés dans celui des six couloirs identifié comme étant le chemin à suivre étaient tombés dans un piège fatal. Trois autres interprétèrent également de façon erronée les messages, et ne revinrent pas de leur expédition. C’est le dernier groupe qui traduisit pleinement le plan codé et aboutit, après plusieurs heures d’avancée difficile, au bas d’un escalier de marbre dont les parois étaient couvertes de torches éteintes reliées entre elles. L’homme de tête alluma la première, provoquant la propagation de la flamme de murs en murs en faisant apparaître peu à peu une immensité de merveilles ! Avec les recoins annexes eux aussi préservés, le trésor du roi Salomon, éblouissant, était entièrement mis à jour. Il fallait à présent que les cinq hommes dissimulent l’événement à la population locale et organisent par caravane le retour d’une partie de ces richesses en occident. La mission fut accomplie en quelques mois grâce à l’adresse et à l’intelligence des survivants de cette aventure.

    En l’an 1001, ils se présentèrent ainsi auprès de Robert II et lui remirent les centaines de sacs, dévoilant leur mythique contenu. Parmi les pièces rares ramenées figuraient six Licornes, une d’or et cinq d’argent, ce qui leur attribua une aura particulière. Mais ceci est une autre histoire…! Les cinq hommes devinrent les cinq premiers Maîtres du Cercle, et édictèrent plus tard les règles à respecter pour en devenir un frère. Pour que le secret du temple de Salomon survive et soit protégé, ils prirent deux décisions : le transmettre à la mort de chacun d’entre eux au frère le plus méritant, devenant à son tour le cinquième Maître, et effacer les inscriptions du pied de la tasse de Khosro II hormis, de façon symbolique, celle donnant son poids en or.

    Cette dernière resta à Saint-Denis mais celle de Salomon, conservée par le Cercle, ne fut jamais retrouvée. Pourtant, c’est bien sa trace dont il était question sur le manuscrit que j’avais sous les yeux !


    Les énigmes étaient de complexité variable. Via internet, les participants pouvaient poser des questions sur
    chaque énigme afin d'avancer progressivement dans leur résolution.


    Que l’homme du Cercle emploie ces termes n’était bien sûr pas un hasard, tout comme le fait de conjuguer le verbe regrouper au présent. Pas de doute, la tasse de Salomon était préservée quelque part, et j’étais maintenant sur sa piste !

    Mes idées étant de nouveau en place, je compris le sens de ce manuscrit et suivis le conseil donné de repartir à l’aventure, ce qui me permit d’aller enfin là-bas. Une fois arrivé, et quoique encore incrédule, j'entamai fébrilement mes recherches, comme j’avais été amené à le faire de nombreuses fois. Après plusieurs visites, ma joie fut indescriptible lorsque je mis la main sur un autre message. Ainsi donc, l’inconnu choisit le même lieu !

    Solution : L'information importante de cette énigme est "indications obscures nouant ou unissant bravement les initiales entre elles". En effet, si l'on extrait l'initiale de l'ensemble des mots de cette énigme, et ce en ignorant les accents comme indiqué dans le titre, on obtient : EST OUEST NORD IL FAUDRA SUIVRE LA DIRECTION OUBLIEE RETOURNER A EPEIGNE

    La direction manquante, solution de cette énigme, est donc SUD, la commune EPEIGNE (pour Epeigné-les-Bois, où notre héros s'est déjà rendu lors de sa précédente aventure) permettant simplement à Clovis de connaître sa prochaine étape.

    SOLUTION ENIGME M1 : SUD



    Les énigmes étaient de complexité variable. Via internet, les participants pouvaient poser des questions sur
    chaque énigme afin d'avancer progressivement dans leur résolution.


    Contrairement à ceux récupérés lors de ma recherche de la sixième Licorne, ce n'est pas près de la statue de Marie que je trouvai le manuscrit en cette église, mais derrière une pierre descellée de l'autel. J'en étais donc passé tout près il y quelques mois !

    La clarté de la consigne me décida à gagner immédiatement Orthevielle pour la deuxième fois, malgré son éloignement ne me permettant pas d'y arriver avant le lendemain. Je passai ainsi ma nuit d'hôtel à décoder ce message. Mais que faire de la nouvelle commune découverte ?

    Solution : L'allusion aux échecs dans le titre, puis au roi et à la reine dans le manuscrit devait orienter les recherches vers le jeu d'échecs. En effet, si on applique les séquences de l'énigme sur un échiquier en associant pour chaque ligne 2 lettres à 1 chiffre (Tc7 pour Tour en c7, Pd3 pour Pion en d3, etc), on obtient :



    soit Séron, commune de Hautes-Pyrénées.

    SOLUTION ENIGME M2 : SERON



    Les énigmes étaient de complexité variable. Via internet, les participants pouvaient poser des questions sur
    chaque énigme afin d'avancer progressivement dans leur résolution.


    Ma prochaine destination parfaitement comprise, même si je n'avais pas encore eu l'occasion de m'y rendre, l'indication complémentaire m'aida énormément à découvrir le sens caché de ce troisième manuscrit.

    C'est donc avec passion que je repris la route, en repensant à ces hommes et à ces femmes qui, de génération en génération, ont pu entretenir la flamme...

    Solution : Pour décoder ce manuscrit, Il fallait comprendre que la première indication à suivre était "Deux lignes, une fois comprises, sont de trop", en fait celles du titre (délimité par les +), complétée par l'indication "Débuter avant deux ou après trois, puis retourner".

    Il fallait ainsi considérer toutes les lignes situées sous le titre grâce aux 12 phrases les composant, puis comprendre "avant deux" comme 1, "après trois" comme 4, et "Débuter" comme extraire les premières lettres. En effet, en prenant la 1ère lettre de la première phrase après le titre puis les 4 premières de la 2ème phrase, puis la 1ère de la phrase suivante, puis la 4ème de la suivante et ainsi de suite, on obtient : S ETRE M ENTI C ANTE U CINQ S ETRE M DEUX

    En appliquant enfin "puis retourner" à cette séquence, c’est-à-dire en inversant ces douze séries de lettres, on obtient finalement DEUX METRES CINQUANTE CENTIMETRES

    SOLUTION ENIGME M3 : 2m50



    Les énigmes étaient de complexité variable. Via internet, les participants pouvaient poser des questions sur
    chaque énigme afin d'avancer progressivement dans leur résolution.


    J'étais habitué à plus de loquacité ! Ce n'est pas la difficulté, toute relative, de cette énigme qui me frappa, mais la référence à un "deuxième repère". Effectivement, je n'avais jusque là découvert le nom que d'une seule commune qui ne soit pas directement en rapport avec les caches des manuscrits, un premier "repère" possible donc.

    Armé de ce nouveau nom, je retournai donc à Tasque, perdu dans mes pensées.

    Solution : "Par là où je t’ai mené" devait orienter vers les communes traversées par Clovis Clerval à ce stade du jeu :
    - Epeigné-les-Bois (évoqué en M1, et où M2 a été trouvé)
    - Orthevielle (évoqué en M2, et où M3 a été trouvé)
    - Commensacq (évoqué en M3, et où M4 a été trouvé)

    La première séquence 3 1 2 faisait référence à l’ordre dans lequel ces communes devaient tout d’abord être placées :
    - En première position la commune n°3 : COMMENSACQ
    - En deuxième la commune n°1 : EPEIGNE-LES-BOIS
    - En troisième position la commune n°2 : ORTHEVIELLE

    La deuxième séquence 3 1 2 permettait ensuite d'extraire la 3ème lettre de COMMENSACQ, la 1ère de EPEIGNE-LES-BOIS et la 2ème de ORTHEVIELLE, pour obtenir MER.

    La précision qui suivait "Avec ici les trois dernières" faisait enfin référence aux trois dernières lettres du lieu de découverte de M4, COMMENSACQ, afin d’obtenir ACQ qui, ajouté à MER, permettait d’obtenir MERACQ, commune de Pyrénées-Atlantiques.

    SOLUTION ENIGME M4 : MERACQ



    Les énigmes étaient de complexité variable. Via internet, les participants pouvaient poser des questions sur
    chaque énigme afin d'avancer progressivement dans leur résolution.


    Ayant une fois de plus trouvé un manuscrit dissimulé dans l'autel, j'avais du mal à réaliser que je l'avais en fait frôlé quand je vins ici précédemment !
    Ce dessin ne fit que renforcer ma détermination pour la suite de cette aventure, dans l'espoir de troquer définitivement tous ces manuscrits contre la tasse elle-même...

    Avant de prendre la direction de Maxent, je décidai de rester sur place pour comprendre les instructions indiquées, les repères étant probablement ceux que j'avais identifiés auparavant. Et en effet, c'est bien Salomon qui me guida vers la réponse !

    Solution : Il s'agissait ici de considérer les deux communes trouvées précédemment, Séron et Méracq, comme étant les repères à placer, grâce à une carte au 1/200000, sur le croquis fourni une fois à l'échelle.

    Comme indiqué par l'énigme, Séron devait ainsi être positionné au centre du cercle obtenu en partant de celui situé en bas du croquis puis en remontant de 2 vers la droite, alors que Méracq était à placer 8 cercles plus loin (toujours vers la droite).


    La pointe de l'épée centrale indique alors sur la carte la commune de Saint-Jammes (Pyrénées-Atlantiques), solution de cette énigme.

    SOLUTION ENIGME M5 : SAINT-JAMMES



    Les énigmes étaient de complexité variable. Via internet, les participants pouvaient poser des questions sur
    chaque énigme afin d'avancer progressivement dans leur résolution.


    Une mission m'était ainsi confiée ! Dans le cas où je parviendrais à mettre la main sur cet objet légendaire, je comprends qu'il me faudrait porter à la connaissance de tous cette incroyable aventure. L'aura de la tasse de Salomon n'en serait alors que plus grande !

    Avec la résolution de cette sixième énigme, quelle nouvelle découverte allais-je faire dans l'Eure ?


    Solution : "Ce qui termine" devait permettre d'extraire du texte, sous le titre, le dernier mot de chaque phrase pour obtenir PREMIER DIMANCHE APRES LA CLE.

    Or, d'après la dernière phrase de l'énigme, la Pentecôte représente une clé. Et suivant notre calendrier, on trouve, le premier dimanche après la Pentecôte, la Trinité.

    SOLUTION ENIGME M6 : LA TRINITE



    Les énigmes étaient de complexité variable. Via internet, les participants pouvaient poser des questions sur
    chaque énigme afin d'avancer progressivement dans leur résolution.


    Plusieurs jours me furent nécessaires pour résoudre cette énigme, et c'est avec peu de certitude que j'entrepris ce voyage dont j'espérais qu'il soit le dernier. Quelle bonne intuition !

    Sur place, en comprenant près de l'eau que ma boussole ne me servirait effectivement à rien, c'est avec calme que je mesurai la distance requise à partir de l'extrémité. En une fraction de seconde, mon coeur s'emballa à la vue d'une croix tracée au sol, semblant indiquer la fin de l'aventure ! Quelques coups de pelle suffirent à déterrer un coffre, que j'ouvris lentement. Un rayon de lumière m'éblouit alors, la magnifique tasse de Salomon, enfin sous mes yeux, l'ayant réfléchi. J'arrête ici mon récit, qui aidera peut-être ceux qui auront le courage de revivre cette aventure. J'ai pour habitude de placer une contremarque à l'endroit précis où j'ai la chance de découvrir un trésor. Cette tradition a été respectée.

    Solution : "3 : 4 m en plus" faisait référence à la solution de l'énigme M3, à laquelle 4 mètres étaient à ajouter pour obtenir 6m50, distance finale à mesurer sur site.

    "5 : 1 m en moins" faisait pour sa part référence à la solution de l'énigme M5, à laquelle une lettre M était à ôter pour obtenir Saint-James, commune de la Manche.

    "6 : exiguë, dans le complément, la sixième se trouve en sixième" devait faire comprendre que la solution de l'énigme M6 devait être complétée par un suffixe d'au moins 6 lettres, dont la sixième est la sixième lettre du mot "exiguë" (la lettre "ë" donc). Une recherche parmi les communes de France permet d'identifier La Trinité Porhoët, commune du Morbihan.

    "grâce aux six lieux" faisait ensuite allusion aux communes traversées, dont les noms accolés forment une série de laquelle il fallait extraire les lettres indiquées par les positions chiffrées fournies par l'énigme.

    Ainsi, 18 – 40 – 4 – 47 – 48 – 40 – 13 – 53 – 35 – 40 – 37 – 17 – 51 – 9 donne : HUIT PUIS QUATRE

    Il s'agissait donc finalement d'appliquer de nouveau la règle suivie en M5, et faire pointer l'épée centrale grâce au positionnement de Saint-James sur le huitième cercle vers la droite en partant du bas, et de La Trinité Porhoët quatre cercles plus loin.


    Et sur place, les informations sur l'inutilité de toute boussole se comprenaient aisément dès que la girouette géante, accompagnée d'une rose des vents, était aperçue.

    SOLUTION ENIGME M7 : Le trésor était caché 6m50 au sud de la rose des vents de l'étang de Gruelleau, près de Treffieux en Loire-Atlantique !