MAYEUL CLERVAL ET LA COURONNE D'ASSURBANIPAL


  • Durée de la chasse : 6 mois
  • Le trésor fut découvert le 12 juin 2007 dans la forêt de Vauluisant (Yonne), au pied d'un jeune arbre situé au sud-est du dolmen de Lancy
  • Les vainqueurs ont ainsi remporté 1500 € !
  • Format de la chasse : Internet
  • Ci-contre les photos du lieu final et de la découverte du trésor
  • Ci-dessous le texte d'introduction et les solutions des énigmes





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    TEXTE D'INTRODUCTION


    Amateur de vide-greniers que je me plais à écumer, j’étais loin de me douter de l’aventure dans laquelle allaient me plonger ces pages arrachées, tombées du recueil de documents que je venais de dénicher par hasard.

    C’est par dizaines que se comptaient les cartons que ce vieil homme proposait aux regards des curieux. Son visage aussi fermé que marqué par les années était toutefois suffisamment décourageant pour que peu se décident à écarter la poussière partout étalée.

    Sachant que certains trésors doivent leur découverte à la curiosité insatiable de personnages obstinés dont il m’arrive de faire partie, ce ne sont pas quelques araignées déambulant sur les premiers livres se présentant à moi qui pouvaient m’empêcher d’accéder à leur contenu.

    Sans un mot, le vieil homme baissa ses yeux et, par de légers coups sur sa chaise, fit mine d’appeler le chat que j’avais aperçu rôder dans ce fatras.

    D’essais sans intérêt en encyclopédies désuètes, mes mains grisées par la poussière étaient bien moins vives qu’une demi-heure auparavant. Le chat, qui s’amusait à venir troubler mes lectures en sautant dans les cartons enfin ouverts, préférait pour l’instant se prélasser sur les genoux de son maître. Alors que je m’apprêtais à prendre congé des deux à la fois, un entassement retint le peu d’attention qui me restait après tous ces efforts de recherche en apnée.

    En prenant le plus haut des recueils dans cette pile, une cinquantaine de pages volantes qui y avaient été renfermées glissèrent soudainement. Ceci eut à la fois pour effet de provoquer un cri de confusion de ma part, et de remettre immédiatement le chat en selle pour un nouveau jeu à mes dépens.

    Je rassurai le vieil homme, qui acquiesça de la tête, sur mon intention de ranger sans tarder l’ensemble des feuillets pour qu’ils regagnent leur emplacement d’origine. Tout en les regroupant les unes après les autres dans ma main gauche, je constatai que la rédaction, d’une écriture fine et inclinée, était parfois accompagnée de sections rouges aux textes mystérieux. Des dates de l’année 1825 figuraient sur la plupart des pages.

    Après avoir reconstitué celui-ci, je consultai rapidement les autres recueils. Puisqu’ils ne contenaient que des gravures animalières, et étant impatient de me plonger dans la lecture de ma trouvaille, il ne me resta qu’à débourser la somme modique que le vendeur m’indiqua de sa voix rauque. Avant de le saluer et de m’en retourner prestement, les questions que je lui adressai sur l’origine de ce vieux journal personnel restèrent sans réponse.

    A peine rentré chez moi, je déposai délicatement les feuilles, pourtant tombées de haut un peu plus tôt dans la journée, sur ma grande table de travail où se côtoient de façon permanente parchemins, cartes, règles et boussoles. Grâce à leur numérotation, il ne fallut que quelques instants pour rétablir leur ordre, et pouvoir ainsi commencer la lecture.

    Le narrateur débute son récit par son arrivée à Londres en 1825, et le choc qu’il eut en visitant le British Museum. Un certain John, proche d’un ami qu’il venait de rejoindre dans la capitale anglaise et expert en son domaine, lui a fait découvrir les trésors de l’Orient. Après avoir disserté l’après-midi entière, John, ravi de trouver en face de lui une personne aussi passionnée, lui propose de se revoir le mois suivant, des pièces trouvées récemment près du Tigre devant en effet lui parvenir.

    Les pages suivantes, sans rapport avec cet épisode, décrivent le plaisir donné aussi bien par les richesses culturelles locales que par les paysages qui l’incitent à user de nouvelles techniques pour la composition de ses propres couleurs.

    La deuxième rencontre avec John, telle que détaillée plus loin dans le journal, est le point d’orgue du voyage. C’est en soirée qu’a lieu ce rendez-vous, dans un manoir sombre situé à une vingtaine de minutes du cœur de Londres. Disposées sur un magnifique kilim rouge et or dans la pièce principale, une multitude de tablettes d’argile entourait une vingtaine d’objets rutilants. Aucun son ne put pendant de longues secondes se faire entendre dans l’antre, jusqu’à ce que John, d’une tape dans le dos et d’un bruyant "Hello !", permit enfin à son visiteur de reprendre pied sur terre.
    John se baissa et souleva avec précaution le cerceau doré et orné de deux demi-cercles concentriques faits du même métal, la taille du plus grand dépassant presque la largeur de sa main. Le plus petit était quant à lui agrémenté à sa base d’un merveilleux diamant.

    En s’adressant à son invité, il indiqua alors qu’il s’agissait de la couronne qu’Assurbanipal, roi d’Assyrie, fit façonner de sorte à ce qu’elle se place naturellement sur son turban, et qu’il porta dès le jour de son accession au trône. Il ne restait de ce roi qu’une légende, jusqu’à ce qu’une mission britannique secrète ait enfin pu retrouver la trace des vestiges de son palais.

    Effectivement, concernant cette découverte, je me souvenais d’une date plus tardive que l’année indiquée sur le journal, que je continuai à parcourir fiévreusement.

    John expliqua que l’entreprise, quoi que fructueuse, fut violemment interrompue par une révolte autochntone et il n’était pas sûr que la route menant à ce lieu retiré ait pu de ce fait être entièrement répertoriée. La partie du trésor dont John venait d’être le réceptionnaire fut toutefois préservée dans le convoi du retour.

    Le précieux objet en main, John relata alors l’éblouissement des rescapés lorsqu’ils arrivèrent dans les décombres. Gigantesques animaux d’albâtre et fresques éclatantes ponctuèrent leur avancée, jusqu’à atteindre la fameuse bibliothèque et ses milliers de tablettes. Quelques jours de fouilles suffirent, avant le retournement de la population locale, pour mettre à jour les trésors à présent regroupés sous les yeux troublés du narrateur.

    Dans l’attente d’une nouvelle mission archéologique cette fois annoncée afin de ne risquer aucun litige international, John, informé par ses amis de la qualité de son hôte, lui fit alors une proposition étonnante : lui confier la couronne pendant quelques semaines pour trouver l’inspiration et réaliser une toile à la gloire d’Assurbanipal.

    Les lignes du journal trahissent ici l’embarras de son auteur, à la fois surpris et honoré par cette requête. Les interrogations et discussions qui en découlèrent jusqu’à une heure avancée de la nuit finirent toutefois de le convaincre, et il repartit discrètement avec cette pièce historique.

    Mais le rebondissement qui suivit le plongea dans l’inquiétude. Quelques jours plus tard, John fut en effet retrouvé mort dans son manoir. Effrayé par cette situation, c’est en catastrophe que se fit le retour en France, notre homme ayant pris soin de glisser dans un compartiment discret de sa valise la couronne enrobée d’un épais tissu.

    La date de la page suivante est postérieure de plusieurs mois à ces événements. Par un ton devenu plus posé, le narrateur souhaite se consacrer de nouveau pleinement à son art, et ne peut supporter de garder ce lourd fardeau pour lui seul. Aussi a-t-il décidé de réaliser le tableau promis, après avoir rendu à la nature cette couronne dont il fut le dépositaire. Mais pour ne pas que ce chef d’œuvre soit définitivement perdu, il s’est enquit de fournir une série d’indices à travers sept textes obscurs écrits sur fond rouge, en précisant que seul celui ou celle qui en sera digne pourra le retrouver et perpétuer ainsi son histoire !

    Alors que l’avant dernière page est datée de 1827, la suivante, et dernière en ma possession, l’est de 1847 et ne comprend qu’un titre. Je compris alors d’où ces pages étaient extraites. L’épopée de Layard à la même époque ne lui aurait-elle pas donné envie de reprendre la plume ?

    La lecture et la compréhension des textes furent ardues. Je passe là tous les moments de doute, les fausses pistes, et les nombreux moments de découragements par lesquels je suis passé. Après plusieurs mois d’efforts, je me décidai enfin à me déplacer là où mes déductions aboutirent.

    Un arbre plus jeune avait peut-être remplacé celui qui servit initialement de repère, mais le trésor était bien là, enfoui à une quarantaine de centimètres du sol !

    Lentement, je soulevai le couvercle du coffret encore intact et découvris la couronne, encore plus belle que ce que j’avais pu imaginer à la lecture du récit. Envahi par l’émotion, je ne vis pas immédiatement le message qui reposait au fond du coffret. Je n’oublierai jamais les mots qui le composaient.

    A l’approche de la nuit, je dus me résoudre à quitter cet endroit inoubliable. Après avoir rebouché l’emplacement où le coffret était situé, je décidai de partager cette aventure en y laissant en surface une contremarque contenant le message resté secret jusqu’à ce jour.

    Je vais à présent restituer la couronne d’Assurbanipal au patrimoine de l’humanité, et faire connaître à tous son histoire insensée. Et à l’aide des sept textes que je livre à mon tour, j’espère que d’autres connaîtront comme moi le bonheur d’en venir à bout.



    Les énigmes étaient de complexité variable. Via internet, les participants pouvaient poser des questions sur
    chaque énigme afin d'avancer progressivement dans leur résolution.

    L'action de "piocher" signifiait tout d’abord pointer les lettres du texte 1 grâce aux positions indiquées par les deux séries de chiffres. Ceci donne
    U N
    N I O L S U L P S I O R T

    Avec UN, il fallait ensuite piocher les lettres situées en position 1 sur chaque ligne (la première lettre de chaque ligne donc) pour trouver : F O N T A I N E

    Enfin, inverser NIOLSULPSIORT permettait de trouver TROIS PLUS LOIN, incitant à piocher les lettres situées trois lettres après la première de chaque ligne. Ceci donne E L A I T I N I, soit I N I T I A L E en retournant cette série de lettres (comme devait le laisser penser l’inversion nécessaire à la compréhension de NIOLSULPSIORT)

    SOLUTION TEXTE 1 : l’indication "FONTAINE INITIALE", qui servira de lien ("trait d’union") avec le texte 7




    Les énigmes étaient de complexité variable. Via internet, les participants pouvaient poser des questions sur
    chaque énigme afin d'avancer progressivement dans leur résolution.

    Il fallait dans cette deuxième énigme utiliser une carte de France à l’échelle 1/1000000 et procéder en quatre temps :

    1) Comprendre les "nouveaux extrêmes" comme la première et la dernière lettre de chaque ligne du présent texte, permettant d’obtenir :
    C ... I
    I ... X
    N ... A
    Q ... N
    C ... T
    E ... E
    N ... N
    T ... E
    S ... U
    O ... F

    soit CINQ CENT SOIXANTE NEUF en lisant de haut en bas.

    2) A partir de Quimper, tracer un segment de longueur équivalente à 569 km (la "longue distance" évoquée dans le texte) et passant par Etables-sur-Mer (Côtes-d’Armor), une étable étant bien un lieu où loge le bétail. Les précisions "celles" pour le pluriel (Etable => Etables) et "en bord de mer" (Etables => Etables-sur-Mer) venaient confirmer cette piste. Le segment tracé aboutit sur BERGUES (Nord), qui est ainsi, après Quimper, la deuxième ville à considérer dans cette énigme.

    3) Comprendre "après avoir retiré la Manche" comme ôter la valeur 50 (numéro de département de la Manche) aux 569 km trouvés plus haut, pour obtenir 519 km. Toujours avec Quimper comme départ ("un tracé similaire"), tracer une droite équivalente à 519 km passant par Fouras (Charente-Maritime) permet d’aboutir à VILLEREAL (Lot-et-Garonne), troisième ville à retenir.


    4) Supprimer du nom des trois villes QUIMPER, BERGUES et VILLEREAL leurs quatre dernières lettres ("sur la fin, quatre sont alors de trop"), pour obtenir alors QUI(mper) + BER(gues) + VILLE(réal), soit QUIBERVILLE, commune de Seine-Maritime.

    SOLUTION TEXTE 2 : QUIBERVILLE (Seine-Maritime)




    Les énigmes étaient de complexité variable. Via internet, les participants pouvaient poser des questions sur
    chaque énigme afin d'avancer progressivement dans leur résolution.

    L’indication "une seule contient la solution recherchée" devait être comprise comme une seule ligne du texte, hormis la huitième ("celle-ci"), contient les lettres formant les trois mots "LA SOLUTION RECHERCHÉE".

    Il s’agit ainsi de la cinquième ligne de l’énigme car "EUT DONC LE ROI CHARLES X HÉSITE" est l’anagramme de "LA SOLUTION RECHERCHÉE DEXSIT"

    Les 6 lettres restantes (DEXSIT) ordonnées alphabétiquement donnant DEISTX, la série 2 4 5 1 3 6 appliquée à DEISTX forme ainsi : E S T D I X, permettant de trouver la solution complète de l'énigme : LA SOLUTION RECHERCHÉE EST DIX

    SOLUTION TEXTE 3 : 10




    Les énigmes étaient de complexité variable. Via internet, les participants pouvaient poser des questions sur
    chaque énigme afin d'avancer progressivement dans leur résolution.

    Sur une carte au 1/200000, la première commune rencontrée au-delà de la commune d’Aire en suivant la droite partant de la commune d’Aure (communes d’Ardennes) se nomme LOR (Aisne), les 3 lettres formant son nom étant donc à garder.


    Egalement sur une carte au 1/200000, la première commune rencontrée au-delà de la commune de Bulle en suivant la droite partant de la commune de Sainte-Colombe (communes du Doubs) se nomme BY (Aisne), les 2 lettres formant son nom étant là aussi à conserver.


    A ce niveau de l’énigme, il était alors nécessaire d’identifier l’auteur des textes : il s’agissait d’Eugène Delacroix, les dates clés évoquées dans le texte d’introduction étant en rapport avec la vie du peintre :

    • 1822 : entreprend la rédaction d’un journal qu’il tiendra tout d’abord jusqu’à 1824 (le texte d'introduction faisant donc référence à des pages arrachées de 1825 à 1827)
    • 1825 : voyage à Londres, revient en France peu de temps après
    • 1827 : peint le tableau "la Mort de Sardanapale", la légende de Sardanapale (roi d’Assyrie dans la tradition grecque) étant notamment inspirée par Assurbanipal
    • 1847 : reprend la rédaction de son journal, le texte d'introduction faisant référence à une page de garde arrachée de cette année 1847

    Il fallait ensuite ajouter la direction NORD aux lettres LOR et BY trouvés précédemment, pour obtenir la séquence NORDLORBY, permettant de discerner en anagramme LORD BYRON dont l’œuvre "Sardanapalus" écrite en 1821, et traduite en France dès 1822, a participé à l’inspiration de Delacroix pour son tableau "la Mort de Sardanapale".

    "Le revoir" devait ensuite orienter vers son vrai nom GEORGE GORDON, dont les lettres sont présentes dans la séquence UTSSRROOONGGGEEEDD. Si on les y enlève, il reste la séquence UTSSED, qu’il fallait arranger (anagramme) en la direction SUD-EST pour être guidé dans la septième énigme.

    SOLUTION TEXTE 4 : SUD-EST




    Les énigmes étaient de complexité variable. Via internet, les participants pouvaient poser des questions sur
    chaque énigme afin d'avancer progressivement dans leur résolution.

    La « composition » faisait référence au tableau "La mort de Sardanapale" d’Eugène Delacroix.


    A l’aide de ce tableau, il fallait alors placer à l’échelle sur une carte de France au 1/1000000 deux communes que l’on identifiait comme suit :

  • "Être au bout de la défense, sans y voir de début ni sens S-E, O, E" :

  • "sans y voir" signifiait qu’il fallait ôter les lettres formant la fin de la phrase ("de début ni sens S-E, O, E") de son début ("Être au bout de la défense, sans y voir"), pour obtenir le reliquat de lettres : "Êtraulafayvor", anagramme de La Forêt-Auvray (commune d’Orne), l'allusion à la "forêt" évoquée dans l’énigme aidant à l’identification de cette commune.

  • "Continuer par un bout de manche sans glaner Sor, en ciblant au sud N, N, N" :

  • "sans glaner" signifiait que là aussi il fallait ôter les lettres formant la fin de la phrase ("Sor, en ciblant au sud N, N, N") de son début ("Continuer par un bout de manche sans glaner"), pour obtenir le reliquat de lettres : "otnupremacheager", anagramme de Mortagne-au-Perche (commune d’Orne), l'allusion au "serran" évoqué dans l’énigme aidant à l’identification de cette commune (un serran étant une perche de mer).

    En respectant les consignes données par l’énigme, il fallait alors placer sur la carte :
    - La Forêt-Auvray sur le centre du cercle correspondant à l’extrémité coupée de la défense de l’éléphant
    - et Mortagne-au-Perche sur l’extrémité du manche de la dague tenue par le personnage présent à droite du tableau

    Le diamant de la couronne d’Assurbanipal est alors situé sur la commune de CRIQUETOT-L'ESNEVAL (Seine-Maritime), réponse de cette énigme. Dans le cas de légers décalages dus au tracé et aux échelles, la précision "le halo du diamant" (zone circulaire autour du diamant) permettait d’identifier malgré tout cette commune en gardant la ville la plus proche du diamant.



    SOLUTION TEXTE 5 : CRIQUETOT-L’ESNEVAL (Seine-Maritime)




    Les énigmes étaient de complexité variable. Via internet, les participants pouvaient poser des questions sur
    chaque énigme afin d'avancer progressivement dans leur résolution.

    2+1+3+4 devait être compris ainsi :
    - prendre la 2ème lettre de la première phrase : A
    - se déplacer d’une lettre à partir de ce A : C
    - se déplacer de trois lettres à partir de ce C : R
    - se déplacer de quatre lettres à partir de ce R : E

    Soit ACRE, qui est une ancienne mesure agraire.

    Acre était alors à mettre en relation avec "une centaine", pour orienter vers la commune les Cent-Acres (Seine-Maritime).

    La "bonne distance" était ensuite donnée par les séries d’addition, à appliquer une nouvelle fois sur la première phrase :

    5+3+2 :
    - prendre la 5ème lettre de la première phrase : U
    - se déplacer de trois lettres à partir de ce U : N
    - se déplacer de deux lettres N : E

    1+19+8+11+2
    - prendre la 1ère lettre de la première phrase : L
    - se déplacer de 19 lettres à partir de ce L : I
    - se déplacer de 8 lettres à partir de ce I : E
    - se déplacer de 11 lettres à partir de ce E : U
    - se déplacer de 2 lettres à partir de ce U : E
    11+17
    - prendre la 11ème lettre de la première phrase : D
    - se déplacer de 17 lettres à partir de ce D : E

    17+14+3+2+7+7+3+5
    - prendre la 17ème lettre de la première phrase : B
    - se déplacer de 14 lettres à partir de ce B : R
    - se déplacer de 3 lettres à partir de ce R : E
    - se déplacer de 2 lettres à partir de ce E : T
    - se déplacer de 7 lettres à partir de ce T : A
    - se déplacer de 7 lettres à partir de ce A : G
    - se déplacer de 3 lettres à partir de ce G : N
    - se déplacer de 5 lettres à partir de ce N : E

    Soit : UNE LIEUE DE BRETAGNE

    Si l’on trace un cercle de rayon une lieue de Bretagne (environ 4,6 km) dont le centre est la commune Les Cent-Acres, le tracé passe par la commune CRIQUETOT-SUR-LONGUEVILLE (Seine-Maritime), le point commun évoqué dans l’énigme étant CRIQUETOT, présent dans le nom de la commune solution de l’énigme précédente (Criquetot-l’Esneval).


    "Criquetot" étant le point commun, il fallait alors comprendre que ce qui n’est pas partagé est "l’Esneval", que l’on retrouve ("se voyant ailleurs") dans la commune nommée AUZOUVILLE-L'ESNEVAL (Seine-Maritime).

    Et si l’on trace là aussi un cercle de rayon une lieue de Bretagne dont le centre est cette fois la commune Auzouville-l'Esneval, le tracé passe par la commune CRIQUETOT-SUR-OUVILLE (Seine-Maritime), le point commun étant de nouveau CRIQUETOT (« même constat »).


    "Celle qui manque" est ainsi la commune CRIQUETOT-LE-MAUCONDUIT, dernière commune française non encore citée à contenir le point commun "CRIQUETOT", et pour laquelle un raisonnement identique serait applicable à partir de Saint-Pierre-en-Port (commune située effectivement à une lieue de Bretagne de Criquetot-le-Mauconduit).



    SOLUTION TEXTE 6 : CRIQUETOT-LE-MAUCONDUIT (Seine-Maritime)




    Les énigmes étaient de complexité variable. Via internet, les participants pouvaient poser des questions sur
    chaque énigme afin d'avancer progressivement dans leur résolution.

    Le pas évoqué dans la première phrase correspondait au pointage de lettres à garder dans le texte, la deuxième phrase orientant vers la nécessité de chercher une indication en lisant (« Isolées (…), les vues nimbées (…) y seront d’abord, en premier, lues »). Ce pas est la réponse numérique non encore utilisée pour l’instant, celle du texte 3 : 10.
    Ainsi si l’on garde une lettres toutes les dix dans le texte 7, on obtient :


    Soit : SIXTREIZEQUINZEDEUXHUITTREIZEQUINZETROISDIXDIXSIX, c’est-à-dire la suite

    6 13 15 2 8 13 15 3 10 10 6

    Il fallait alors comprendre « un faix se fait liure avant » comme une charge (dans le sens d'une tâche) à appliquer sur un élément vu auparavant. Cette charge est ainsi l’application de cette suite de nombres à la réponse d’un texte dont le numéro n’est ni le plus élevé (zénith, texte 7) ni le plus bas (nadir, texte 1). Par essais successifs (le faix, donc), c’est la solution du texte 5 qu’il fallait retenir (CRIQUETOT L’ESNEVAL), car elle permet d’obtenir ENVRONVILLE, commune de Seine-Maritime, en lui appliquant la suite 6 13 15 2 8 13 15 3 10 10 6

    Le pas devait ensuite servir une deuxième fois, puisque le texte évoquait le pas « retourné ». Si l’on applique cette fois le pas au même texte, mais en partant de la dernière lettre et en remontant vers la première, on obtient :


    Soit, en partant de la dernière lettre :
    ETDEUXPUISSIXETAMBRUMESNILMONNOMAULIENVOUSGUIDERA, à comprendre comme :

    Et 2 puis 6 et Ambrumesnil - Mon nom au lien vous guidera

    Il fallait alors reconstruire le puzzle ainsi :

    Envronville et [solution du texte 2 : Quiberville], puis [solution du texte 6 : Criquetot-le-Mauconduit] et Ambrumesnil, DELACROIX [le nom de celui qui a rédigé le texte] au lien vous guidera

    Ainsi, si l’on trace sur une carte au 1/200000 une croix dont les traits sont limités d’une part par Envronville et Quiberville, et d’autre part par Criquetot le Mauconduit et Ambrumesnil, l’intersection est située sur la commune de LA GAILLARDE (Seine-Maritime).



    Le lien vers lequel on est guidé fait enfin allusion au trait d’union du texte 1, FONTAINE INITIALE. Ainsi en plaçant FONTAINE devant LA GAILLARDE, on obtient FONTAINE-LA-GAILLARDE, commune de l’Yonne.

    Il fallait ensuite passer à l’étude des « vues nimbées » suivantes (après celles qui furent lues pour la résolution de la première partie du texte), celles liées cette-fois aux « orbes à cinq vérités » indiquées, c’est-à-dire les cercles (au sens des limites de connaissance) représentés par les cinq indications présentes en fin de texte. Celles-ci pouvaient être résolues si celui ou celle qui essaie de les décoder « suit bien » la réflexion qu’il fallait mener :

    a) regrouper les trois premières vérités :

    - Il faut voir neuf lettres pour initier
    - Vous irez mieux par deux fois cinq rajoutés
    - Oublier un animal ferait naufrage

    Les deux premières vérités devaient être regroupées pour identifier une commune dont le nom complet est composé de 19 lettres (2 x 5 éléments rajoutés à 9 lettres) et dont 9 lettres au moins (« pour initier ») sont visibles sur une carte au 1/200000.
    La troisième vérité indique pour sa part qu’un animal fait partie du nom de cette commune.

    Ainsi, pour bien se diriger à partir de FONTAINE-LA-GAILLARDE (« vous irez mieux… »), il fallait identifier sur une carte au 1/200000 SAINT-LOUP-DE-BUFFIGNY (commune de l’Aube), située à une trentaine de kilomètres au nord-est, qui satisfait à ces critères de recherche.

    b) se positionner sur la carte :

    - Nez très fin ôte en revenant X moins VI, pris là avec nos mesures

    Pour identifier le lieu final de la chasse, il fallait ici rebrousser chemin de Saint-Loup-de-Buffigny à Fontaine-la-Gaillarde, de la distance indiquée dans cette vérité : 10 – 6 = 4 lieues de Bretagne (en gardant la mesure identifiée lors de la résolution du texte 6), soit environ 18 km, permettant d’aboutir au DOLMEN DE LANCY situé dans la forêt de Vauluisant dans l’Yonne.


    c) se positionner sur le terrain :

    - Sis là devant, sis ici près, durs (pour qui perdra), doux (X moins six, du
    texte en rien suivi), aux destins reste l'arbre bien glorieux

    Cette dernière vérité était à appliquer une fois situé devant le dolmen de Lancy (« sis là devant »), faisant office de repère. Enfin, le « texte en rien suivi » à ce niveau est le texte 4 (X moins six à comprendre comme 10 – 6 = 4), non encore utilisé et dont la solution fut SUD-EST.

    Et en effet, en se dirigeant vers le sud-est une fois placé devant le dolmen de Lancy, le premier et jeune arbre rencontré (jeune comme indiqué dans le texte d'introduction) cachait à son pied le trésor de cette chasse !